jeudi 10 mai 2018

John Koutoukou: "Drap à Onmagépa Village"



En exclusivité!!!
La première de couverture du nouvel album de John Koutoukou intitulé "Drap à Onmagépa Village". 
A quelques deux ou trois détails près.
Un album cartonné de 36 pages édité par Les Studios KBENJAMIN.
Sortie officielle pour le Salon International du Livre d'Abidjan(SILA).
Du 16 au 20 mai 2018 au Palais de la Culture de Treichville(Côte d'Ivoire).
Affaire à suivre!!!

samedi 20 février 2016

Quand deux auteurs de BD se rencontrent...

Fatigué et fébrile, je l’étais hier Vendredi 19 février 2016. Suite à la correction groupée des épreuves des examens blancs du BEPC et BAC. Heureux tout de même d’avoir reçu la visite de l’auteur de « L’amant de l’au-delà », Amanvi Bertin. Que de reports quant à cette entrevue. Cette fois fut la bonne. DIEU merci! 
Ce bédéiste ivoirien a obtenu le premier prix au concours de comics africain Africa e Mediterraneo en 2002. Pour son univers graphique atypique, singulier et original. En noir et blanc. Je l’appelle affectueusement « L’Italien ». Car il a eu l’occasion de visiter l’Italie à la faveur du prix et d’y faire des rencontres professionnelles intéressantes pour la suite de sa carrière. La rencontre entre autres avec le talentueux auteur congolais Barly Baruti. Amanvi est un jeune homme fort sympathique au demeurant, sincère, courtois, plein d’entrain, empli d’humilité. Nous avons devisé sur nos projets communs, les perspectives relatives à la bande dessinée en Côte d’Ivoire, l’animation en 2D de John Koutoukou…Excusez du peu ! Une rencontre riche en échanges fructueux dont les fruits seront portés à hauteur d’yeux des férus du neuvième art dans un avenir très proche.
The best is yet to come !







dimanche 21 juin 2015

Prochain album de la série John Koutoukou

Une des dernières planches en préparation pour le prochain album de la série John Koutoukou. Ici, l'étape de l'encrage. Affaire à suivre!

dimanche 21 septembre 2014

The Voice Kids: Bravo Carla!



Un coup de coeur pour la magnifique prestation de Carla, ma préférée de cette première saison de The Voice Kids. Une enfant de 10 ans interprétant magistralement la chanson de Zaz intitulée "Éblouie par la nuit". Il fallait le faire. Et mon instinct ne m'a pas trompé. Quel talent! Quelle interprétation! Que d'émotions! A l'écoute de cette voix enfantine, pleine d'assurance. Subjugué par ta prestation, je l'ai été. Bravo, bravo et bravo! Tu as bien méritée cette première place.
Une sacrée graine de star en passe d'être une star!

lundi 8 septembre 2014

Bande dessinée chrétienne: Projets en cours

Cela fait un bail que je n'ai pas pointé du nez ici. J'étais à un séminaire sur la bande dessinée chrétienne qui s'est tenu du 18 au 22 Août 2014 à Abidjan. Une bonne ambiance a prévalu à cette formation. Des projets de BD de deux à quatre planches ont été réalisés. Voici quelques uns sur lesquels je travaille actuellement en tant que dessinateur. A partir de découpages dessinés de 3 scénaristes: Joe, Kharine et Ivanova.
Ces planches figureront dans l'album collectif "Éclats d'Afrique numéro 4.

mardi 29 avril 2014

Les Studios Kbenjamin, une structure de création

Le logo de ma structure de création(bandes dessinées, logos, illustrations, affiches, story-boards, flyers...) pour entreprises, institutions, maisons d'édition, particuliers, organismes. Elle débouchera à la longue sur l'animation 2D et d'autres univers des arts graphiques. Sans compter l'édition des mes propres BD. 
Les Studios Kbenjamin? Une affaire à suivre!

samedi 19 avril 2014

Egoscopic: Zoom sur...Benjamin Kouadio !



Si tu devais décrire ton style, le genre de BD que tu fais ?
Je donne dans le style franco-belge à la sève de laquelle j’ai été nourri. Un réalisme social dont les thèmes de prédilection sont l’injustice, l’environnement, l’immigration, le racket sous toutes ses formes, le racisme, et j’en passe. Avec un humour local, à l’africaine. Je suis à l’aise aussi bien dans le genre humoristique que réaliste.

Lire plus à cette adresse: Egoscopic: Zoom sur...Benjamin Kouadio !:

mercredi 12 mars 2014

Interview de Benjamin Kouadio par Sophie Roger-Dalbert



    1.    Certains te considèrent comme une étoile montante de la BD africaine. Quel est ton sentiment face à cette reconnaissance ?
Je dis merci à tous ceux qui pensent ainsi de moi et de mon modeste travail. C’est un sentiment de joie qui m’anime.  C’est le fruit d’un long et dur labeur.  Je ne peux que rendre grâces à Dieu, l’auteur de toute grâce excellente. J’ai toujours été mu par des sentiments modestes, d’humilité. Ce que j’ai appris de mon père terrestre et bien plus de mon père céleste à qui je rends gloire d’avoir fait de moi ce que je suis aujourd’hui. Dans mon cursus scolaire, j’ai été un élève brillant. Ceux de ma génération peuvent le témoigner. Beaucoup sont surpris que j’aie opté pour une carrière enseignante. Et de surcroît, auteur de BD. Je ne me voyais pas dans un autre domaine que celui-ci. Je signale, à toutes fins utiles, avoir fait mes études universitaires en Art et Lettres.

2.    Comment est née cette vocation ?
Elle remonte à mon enfance. J’étais un féru de BD. J’aimais en lire. J’étais un passionné de cette forme d’expression. Au quartier, on échangeait des exemplaires. Pour les lire ensuite. Cette façon de procéder m’a permis de lire beaucoup d’ouvrages illustrés. Une question m’a alors traversé l’esprit : Pourquoi ne pas créer mon propre personnage et lui faire vivre des aventures ? C’est ainsi que John Koutoukou est né. En janvier 1981.

3.    Quels ont été les difficultés les plus flagrantes pour arriver à te faire un nom ?
Les difficultés sont multiples et multiformes. On en rencontre au quotidien. Je commencerai par dire que le déclic est venu de mon premier album qui n’a bénéficié d’aucune promotion. Pas d’interview dans la presse écrite et audiovisuelle, pas de participation à des émissions littéraires. Et pourtant tout était consigné dans le cahier de charges. Rien n’a été respecté. Une autre anecdote des plus cocasses : c’était en 2001. Un festival de BD dénommé « Cocobulles »  se tenait à Grand-Bassam, première capitale de la Côte d’Ivoire. La maison d’édition en question ignorait qu’elle avait publié un album de BD et qu’elle avait un auteur maison qui pouvait booster les ventes à ce festival. C’est sur les lieux de la manifestation qu’une des responsables se souvient qu’un album a été publié. Elle m’a supplié pour que je vienne dédicacer sur le stand de ladite maison d’édition. Je vous laisse imaginer ma réponse. Un refus poli et ferme. Partant de ce constat, j’ai décidé de prendre mon destin en main, mu par la foi en un Dieu grand et puissant, et comptant sur sa grâce pour avancer. J’ai créé deux blogs que je gère jusqu’ici. Une page de profil créé sur facebook, une page officiel, deux autres pages pour mes personnages John Koutoukou et Petit Débrouyair, une page pour l’album « Les envahisseurs ». J’ai aussi créés deux groupes pour vulgariser la bande dessinée en Côte d’Ivoire et en Afrique. Une sorte de vitrine, de fenêtre ouverte sur le monde. Comme pour dire qu’en Afrique, il y a des talents. Par cet aval, j’ai pu rencontrer virtuellement le DA de Harmattan BD. Et la finalité a été la publication d’un album : Les envahisseurs.

4.    Quels sont les conseils que tu donnerais à des jeunes qui voudraient s’épanouir dans ce travail, cette passion ?
Pour ceux qui veulent arpenter les sentiers de la création graphique, il faut avoir des nerfs d’acier.  Faire de la bande dessinée en Afrique est un sacerdoce. Car elle ne nourrit pas encore son homme. Il faut s’armer de courage, travailler beaucoup, toujours se remettre en question pour pouvoir évoluer. C’est très difficile de faire de la BD. Ce n’est pas pour les paresseux. Même si certains auteurs se targuent d’être de gros paresseux. Ce qui est loin d’être avéré dans les faits. Quand on a l’amour de ce moyen d’expression, on arrive à faire d’énormes progrès. Il faut être non seulement à l’écoute des aînés mais aussi les respecter. On apprend beaucoup en étant humble. Il faut se faire former dans des écoles spécialisées, se documenter, participer à des ateliers, faire des festivals, etc. C’est très important.
J’ai appris mon métier. J’ai fait pratiquement 7 années d’étude académique à l’école des beaux-arts d’Abidjan, de 1983 à 1990. J’ai obtenu deux diplômes : le DNBA et le DNSBA. En Communication avec comme spécialités la bande dessinée et l’illustration. C’est important de le souligner. Pour celui qui veut aller loin dans ce domaine, il doit être formé. et bien formé. On ne s’improvise pas dessinateur de BD ou scénariste. Je terminerai par cette citation d’un auteur très célèbre du neuvième art mondial, Claude Moliterni que j’ai eu la chance de rencontrer en 2003 à Grand-Bassam avant qu’il ne décède: « Il est long de s’imposer, de se faire un nom. On peut souvent se heurter à l’incompréhension. Il faut une curiosité de l’esprit toujours en éveil, une disponibilité de soi à tout ce qui nous entoure, aux courants esthétiques aussi, toujours apprendre, étudier. Il faut aussi dessiner énormément pour enfin commencer à être maître de son dessin.  Il faudrait aussi beaucoup de tonus pour faire face aux échecs ou au rythme parfois survolté de la production ».

5.    La BD pour les adultes est-elle différente de celle qui va de 3 à 99 ans ?
Les adultes ne sont-ils pas aussi compris dans cette tranche d’âge ? Hahaaa ! Question très pertinente. La BD pour adulte est différente de celle qui est dite  « tout public ». Elle est focalisée sur le sexe, les scènes érotiques, la violence, l’horreur. Et c’est malsain de  laisser une telle littérature entre les mains de gamins. En ce qui me concerne, j’ai toujours réalisé des bandes dessinées « tout public ». Comme la BD franco-belge. Et la donne ne saurait changer.

6.    Faut-il  être écrivain pour bâtir un bon scénario, car le dessin n’est pas tout ?
La bande dessinée, quoiqu’on dise, n’est pas de la littérature au sens premier du terme. Elle est de la littérature dessinée. Puisqu’elle associe harmonieusement l’image (graphique) et le texte. Etre écrivain ne fait pas de vous un scénariste de facto. Le scénario se bâtit selon les normes de la bande dessinée. Il y a deux types de  scénarii : écrit et dessinée. Le scénario dessiné conviendrait à un scénariste ayant quelques notions de dessin. Le scénario est un art qui s’apprend. On ne s’improvise pas scénariste. Il faut savoir raconter une histoire, un récit. Selon les codes propres à la BD.


7.    Quelle est la collaboration qui t’a le plus marqué ?
La collaboration qui m’a marqué ? C’est celle que j’aie eu avec un caricaturiste dont je tairai le nom. Il avait un projet d’adaptation d’un texte théâtral en BD. On en a discuté. Et le travail a commencé. J’ai travaillé pendant des mois sur ce projet. Il était régulièrement chez moi, à la maison. Je l’ai même invité à échanger avec mes élèves pendant des séances en classe. Même sa femme. Le travail terminé, le quidam part en France avec tous mes originaux : des planches au format A3 (42X29, 7cm). En vue de trouver un éditeur. C’était en 1999. Il n’a plus donné signe de vie depuis cette date. Ce que je n’ai pas du tout apprécié. Heureusement que j’ai pu faire des photocopies de bonne qualité au format standard. J’ai pris langue récemment avec l’écrivain, auteur du texte. Nous travaillons actuellement à l’adaptation en BD de son texte. Imaginez-vous que je n’ai pas eu la présence d’esprit de faire de photocopies ! Ce serait la catastrophe ! J’aurai été obligé de reprendre ces 80 planches. Vous avez dit collaboration ? Il y a des bons et des mauvais côtés. J’ai tellement reçu des douches froides à ce sujet que je préfère prendre mes distances par rapport à certaines collaborations. J’évolue en solo. Mais je ne suis pas fermé à une bonne collaboration. Il faut reconnaître que c’est un tandem qui ne fonctionne pas toujours. Et quand il fonctionne, il laisse les coudées franches au dessinateur de se consacrer au dessin.

8.     Si tu devais te décrire en quelques mots, que dirais-tu ?
C’est très difficile de se décrire soi-même. Mais je vais essayer de le faire. Courtois, respectueux, aimable, perfectionniste. Je suis très exigeant vis-à- vis de moi-même. J’ai toujours mené une vie rangée. Loin de la mondanité. Peut-être parce que j’ai connu très tôt le Seigneur Jésus. A l’âge de 14 ans.  C’était au cours d’une méditation matinale. J’ai très peu d’amis dans la vie. Je ne sors pratiquement pas. Sauf pour aller au travail, effectuer des courses, aller prêcher la parole de Dieu les Dimanches. Tout le reste de mon temps se passe à la maison, en famille. Et puis, j’ai toujours du travail : des projets en cours, des blogs et des pages sur facebook à animer, etc. Je n’ai pas le temps pour autre chose. J’ai un profond respect pour autrui. Encore faut-il que ce soit réciproque. J’aime aider, encourager…sans en attendre quoique ce soit en retour. Je l’ai reçu de mon père et je l’ai vu faire. Et pourtant, il n’était pas chrétien. Je rends grâces à Dieu pour le fait qu’il lui a donné sa vie avant de mourir en 2004. Il a vu la gloire de DIEU dans ma maison. Quelle grâce !  Et je ne cesse chaque jour que DIEU fait de lui être reconnaissant.

9.    Quel est ton dicton favori ?
Hum, voyons. J’en ai plusieurs. Entre autres « Affaire à suivre » que j’aime écrire. Ou « Wait and see » qui en est une autre traduction.  Il y en a qui rythment ma vie au quotidien. Des versets tirés de la Bible, Parole de Dieu. « Ce que vous voulez que les hommes fassent  pour vous, faites-le de même pour eux. »  Un autre : « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. » Ma vie est empreinte de la grâce de DIEU.   Et je lui suis infiniment reconnaissant pour  ce qu’il accomplit pour moi et ma famille.

10.    Quels ont été les albums qui t'ont le plus marqué?
Il y en a beaucoup. Et je ne peux malheureusement  pas tous les citer. L’album se confond habituellement au nom du personnage. Dans cette logique, je peux citer  Gaston Lagaffe, Blueberry,  Tintin, Spirou, Rahan, BLeck le roc, Captain Swing, Akim, Mister No, Miki le ranger, Ombrax, Zagor… Ce sont des illustrés que j’aimais lire. Ils ont forgé mon apprentissage et ma maîtrise du français. La découverte de planches de Gaston Lagaffe signées André Franquin dans un album spécial de Spirou m’a définitivement décidé pour la bande dessinée. Bien que j’étais  déjà formaté pour une carrière littéraire. Au plan local, il y a Dago, Zézé dessinés respectivement par Laurent Lalo alias Maïga et Jean-Louis Lacombe. J’ai reproduit quelques planches de Lacombe paraissant dans l’hebdomadaire Ivoire Dimanche avec comme personnage Monsieur Zézé. Ce, depuis la classe de 4ème, au collège. J’en ai gardé quelques uns.  

INTERVIEW RÉALISÉE PAR SOPHIE

vendredi 7 février 2014

Fête du Livre à l'ISCA : la fausse note de la Librairie de France

Le Mercredi 5 Février 2014, de 8H à 13H, s’est déroulée une manifestation autour du livre qui a vu la participation d’écrivains, de libraires, d’éditeurs. Elle a eu pour cadre l'Institut du Sacré Cœur d’Adjamé(ISCA). Sans oublier la présence for appréciée du père de la littérature ivoirienne, Bernard Binlin Dadié, qui du haut de ses 98 ans, a rehaussé de sa présence cette agréable cérémonie. Le Directeur du Livre, M. Henri N’Koumo, y était  en tant que Représentant du Ministre de la Culture et de la Francophonie, M. Maurice Bandaman.

Une vingtaine d’auteurs ont été invités à échanger avec les élèves dans les classes. J’étais sur les lieux à  07H45mn. Flanqué de mon photographe. Dès 8H, nous étions dans les classes. Je me suis retrouvé dans trois classes de 3ème. Pendant deux heures d’affilée, j’ai parlé de ma passion pour les phylactères, de ma vocation d’enseignant et d’auteur de bande dessinée, de l’amour pour la lecture des bandes dessinées surtout quand j’étais enfant… L’échange qui s’en est suivi avec les élèves fut très édifiant,  digne d’intérêt. J’ai remis, à titre  gracieux, un album dédicacé de mon premier album à une des élèves de la 3ème3. Elle avait donné une bonne réponse à une question se rapportant au neuvième art.

Au moment des dédicaces sur les stands, j’ai été désagréablement surpris de ne voir aucun des albums de la série John Koutoukou sur le stand de la Librairie de France. Et pourtant, c'est elle qui est chargée de la distribution et de la vente de mes albums de BD. Une librairie avec laquelle j’ai un partenariat moral. Les enfants affluaient. Avec la préoccupation qu’ils ne retrouvaient nulle part mes albums. Saut celui des envahisseurs sur le stand de la librairie L’harmattan et qui n’était pas à portée de leur bourse. Je me renseigne. La demoiselle chargée de la vente me raconte une histoire à dormir debout. Du genre : on nous a défendu de vendre des livres provenant de certaines maisons d’édition. Je lui demande : Et les éditions Eburnie ? Elle ne trouve aucune réponse à me donner. Quelle est cette façon inconvenante de faire ? Frustrant, tout de même ! C’est la première fois que je suis invité quelque part sans que je ne puisse dédicacer ne serait-ce qu’un seul de mes livres. Et ce, à cause de la Librairie de France. Drôle de comportement de la part d’un partenaire. Qui  fait un boycott actif dans mon dos. Pourquoi une telle attitude  frisant la légèreté ?  Pourquoi ne pas saisir une telle opportunité pour vendre nos livres et permettent ainsi aux auteurs que nous sommes d’avoir ne serait-ce qu’une satisfaction morale ? Même si pour l’instant nous ne pouvons encore vivre du fruit de notre dur labeur. Je ne leur apprends rien en disant que les livres les mieux vendus dans le monde entier ont toujours été les bandes dessinées. Les chiffres sont là, implacables ! Et c’est loin d’être la première fois, ce type de comportement! Les élèves étaient déçus, découragés. Et les organisateurs? Embarrassés! Et moi alors ?

J’en ai fait cas au Directeur de l’établissement. Ce n’est que partie remise. Je reviendrai. Mais cette fois, avec mes livres sous les bras. Ou à défaut, me faire assister par une commerciale du côté de l’éditeur. Et le tour est joué.


C’était une belle cérémonie. Malgré cette fausse note. Merci aux organisateurs pour l’accueil. Même si j’ai été obligé de m’éclipser à 13H avec mon photographe. Pour des raisons que je n’évoquerai pas ici. Le cocktail, ce sera pour une autre fois. Promis ! Si toutefois, le temps ne nous fait pas défaut. Vive la fête du livre à l'ISCA!

samedi 14 décembre 2013

Dédicace au Groupe Scolaire Paul Langevin

J’étais en « mode  dédicace » ce matin de 9H à 12H au Groupe Scolaire Paul Langevin. Un beau cadre. Qui s’est paré pour la circonstance. Grâce aux doigts de fée des institutrices et aux élèves. Le décor ainsi planté, j’étais sur le stand de la Librairie de France(Prima). Avec les titres « Les envahisseurs », « Abidjan est gâtée », « Le sida tue, et alors ? » et « Quittons dans ça ! ». J’ai pu signer quelques albums de « Les envahisseurs », qui comptaient 20 exemplaires sur la table de séance. Et aussi des « John Koutoukou ». Moins de 10 exemplaires. Au total. C’est ce qui a été prévu pour cet évènement commercial de taille. Le Marché de Noël ! Déplacer un auteur pour si peu ? De qui se moque-t-on ? Une belle légèreté ! C’est de cela qu’il s’agit. Une nègrerie (pour emprunter le mot à Venance Konan) qui ne dit pas son nom.
Sans compter la trop grande passivité de ceux qui étaient supposés vendre les livres exposés. J’ai bien aimé. Aucun mordant pour attirer la clientèle.
M’étant rendu compte à 11H55mn de la non disponibilité d’albums de John Koutoukou, j’ai rangé mon kakemono et levé les voiles pour rentrer chez moi. Sous une pluie battante. En plus. C’était la totale !
Libraires, « Quittons dans ça ! ». Des attitudes pareilles n’honorent pas la profession !


samedi 23 novembre 2013

Ma vie d'auteur de BD: un programme très chargé!

Cela fait un bout de temps que je n'ai pas donné signe de vie sur mon blog. J'étais occupé à beaucoup de choses, notamment le lancement officiel de mon premier album de BD à l'international "Les envahisseurs". Une cérémonie qui d'ailleurs s'est très bien déroulée avec un public sympathique. J'avais un projet d'illustrations de trois albums de coloriage que j'ai livrés hier. Ce qui me laisse juste le temps de souffler un peu. Sans compter ma participation au Salon International du Livre d'Abidjan (SILA) qui s'est tenu au Palais des Sports de Treichville(Abidjan) du 12 au 16 Novembre 2013 et aux prochaines Journées Nationale du Livre pour Enfants(JNLE) qui se dérouleront du 26 au 30 Novembre 2013 à la Bibliothèque Nationale. En Décembbre, je serai hors de la Côte d'Ivoire pour prendre part à une autre manifestation culturelle.Ah, la vie d'auteur!
Un programme très chargé du reste, mais ô combien exaltant!

dimanche 20 octobre 2013

"La Côte d'Ivoire regorge d'auteurs talentueux..." entretien de Christophe Cassiau-Haurie avec Benjamin Kouadio(1)


La crise politique et militaire qu'a vécue la Cote d'Ivoire de 2002 à 2011 a durablement affecté la vie des populations civiles. Plusieurs milliers de morts et disparus, des destructions sans nombre et un pays divisé en deux. Le milieu des artistes a également vécu cette époque de façon douloureuse. Benjamin Kouadio en est un exemple parfait. En effet, celui-ci compte plus de vingt années de carrière, plusieurs participations à des revues et des collectifs ainsi que la réalisation de plusieurs œuvres de commande. Malgré cela, son ouvrage Les envahisseurs, édité en janvier 2013 chez L'harmattan BD, n'est que son deuxième album commercial, 14 ans après la sortie du premier, John Koutoukou (Céda - 1999). Retour sur le parcours d'un dessinateur talentueux qui commence à déployer ses ailes. Enfin…


1. Votre dernier album, les envahisseurs vient de sortir 14 ans après le premier, pourquoi un délai aussi important ?


Le délai dont vous parlez ne m'incombe pas. Il est simplement dû à la crise sociopolitique survenue en Côte d'Ivoire depuis le coup d'état de 1999 et la guerre de 2002. Mes projets d'albums comme bien d'autres étaient en souffrance au Céda devenu entre-temps Néi-Céda par la force des choses, la maison éditrice du premier album John Koutoukou "Responsable irresponsable" en 1999. Ces maisons généralistes dont le chiffre d'affaires est basé sur les ouvrages scolaires ne voulaient pas prendre le risque d'investir dans l'extrascolaire. À dessein d'ailleurs. Car elles rencontraient des problèmes financiers. Les manuscrits qui y avaient été déposés avant la crise se sont vus retourner à leurs auteurs. Laissant ainsi la latitude aux uns et aux autres de les proposer aux éditeurs de leur choix. Je signale que Les envahisseurs ne figuraient pas dans le lot des refusés. Je l'ai proposé à L'harmattan en 2012. Et le projet a été accepté et édité en janvier 2013, sans difficulté. Merci au directeur de collection Harmattan BD !

Les Envahisseurs de Benjamin Kouadio(1): une lecture d'Alain Brezault




Dans un format réduit, à l'italienne, l'album de Benjamin Kouadio raconte avec un humour "hénaurme" la visite impromptue rendue par des "envahisseurs", les membres indélicats d'une famille villageoise qui ont décidé de venir profiter de la bonne fortune de leur cousin d'Abidjan, un malheureux comptable dont les affaires étaient jusqu'à présent prospères…

La "visite" se soldera par la mise à sac systématique de la maison de Sika Saibon, en commençant par le garde-manger, le frigidaire et toutes les réserves de nourriture et de boissons que les filous vont piller sans vergogne, tout en s'ingéniant, la jalousie aidant, à provoquer la zizanie dans le couple et les deux enfants. Ces derniers se rendant compte que le vilain nuage de sauterelles qui s'est soudain abattu sur la paisible maison où ils vivaient en parfaite harmonie familiale va provoquer la ruine du foyer, vont tenter, avec leur mère, de convaincre leur père qui refuse, du moins au début, de passer pour un ingrat aux yeux de ses parents dont la soi-disant visite va s'éterniser… Jusqu'à ce que ses enfants trouvent la solution pour faire fuir cette bande de rapaces…

Le problème vécu par le comptable et sa petite famille n'est hélas pas unique en Côte d'Ivoire…


Benjamin Kouadio met tout son humour féroce au service de la description du pillage systématique de l'environnement de son héros. Celui-ci est incapable de résister au tsunami que provoque cette arrivée intempestive qui s'avère être, en réalité, un fléau dont pâtissent régulièrement les citadins dont les familles de brousse, apprenant qu'ils ont réussi, débarquent chaque fois en fanfare pour prendre de force leur part du gâteau, sans se soucier des dégâts que cela peut provoquer.


L'humour débridé dont fait preuve Benjamin Kouadio et qu'il pousse volontairement jusqu'au grotesque est une satire finalement très réaliste de ce comportement social qui peut ruiner radicalement les possesseurs des quelques biens qu'ils ont réussi à amasser en ville.

Un petit album "impitoyablement" réussi et dont la lecture est à savourer sans retenue !...
Alain Brezault

  1. Benjamin Kouadio Kouakou est né le 28 février 1967 à Bouaké, Côte d'Ivoire.
Après sept années d'études aux Beaux Arts d'Abidjan, il en sort doté de deux diplômes en communication, avec une spécialisation en Bande Dessinée. Il devient alors Professeur d'Arts plastiques, tout en collaborant dès 1989 à Télé-Miroir et au Guido en 1992 -93 où il crée deux de ses principaux personnages : Petit débrouillard et John Koutoukou, dont l'album Responsable Irresponsable a été publié dans la collection Humour par les éditions CEDA, Abidjan, 1999).
Il a également illustré des livres à vocation religieuse pour le Centre de Média Baptiste et des séries de livrets d'animation pour l'INADES.
Il obtient le Prix Africa e Mediterraneo 2005-2006 pour son histoire réaliste en quatre planches finement traitées en noir et blanc, Drame familial, relatant les angoisses d'une mère et de ses enfants qui attendent à la maison le retour nocturne d'un père alcoolique.
Dessinateur aussi à l'aise dans le dessin humoristique que dans le réalisme social.
Benjamin Kouadio, Les envahisseurs, L'Harmattan BD, 60 pages - 8,50 euros

Biographie de Benjamin Kouadio par Alain Brezault

Auteur de BD, Scénariste, Illustrateur, Infographiste, Coloriste, Professeur d'arts plastiques.
http://lecomicsworlddekbenjamin.blogspot.com/
http://johnkoutoukou.over-blog.com/
Benjamin Kouadio, qui signe parfois ses dessins sous le pseudo Kbenjamin, est né le 28 février 1967 à Bouaké. Après 7 années d'études aux Beaux- Arts d'Abidjan, il en sort doté de deux diplômes en communication, avec une spécialisation en Bande Dessinée et Illustration. Il devient alors Professeur d'Arts Plastiques, tout en collaborant dès 1989 à " Télé-Miroir " et au " Guido " en 1992 -93 où il crée deux de ses principaux personnages : " Petit Débrouyair " et " John Koutoukou ", dont l'album " Responsable Irresponsable " a été publié dans la collection Humour par les éditions CÉDA, Abidjan, en 1999. Il a également illustré des livres à vocation religieuse pour le Centre de Média Baptiste et des séries de livrets d'animation pour l'INADES.

Style et thèmes :

Il obtient le Prix Africa e Mediterraneo 2005-2006 pour son histoire réaliste en 4 planches finement traitées en noir et blanc, " Drame familial ", relatant les angoisses d'une mère et de ses enfants qui attendent à la maison le retour nocturne d'un père alcoolique.
Dessinateur aussi à l'aise dans le dessin humoristique que dans le réalisme social.

Alain Brezault, scénariste, écrivain, critique


Exemples BD :

" Drame familial "
(Prix Africa e Medierraneo)

Albums publiés :

" Responsable Irresponsable "
(44 pages en noir et blanc)
"Les Envahisseurs", Editions Harmattan, 2013
(60 pages en noir et blanc)

Magazines :

" Télé-Miroir "
" Guido "